HAREN, LOCALITE EXCENTREE OU OUBLIEE ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, Haren est une ancienne commune, de plus de 4200 habitants, située au Nord Est de Bruxelles. Elle fut rattachée à la ville en 1921. La problématique de cette localité est le manque d’instances autoritaires.

Haren

Ici, on se sent légèrement oublié. Haren n’a pas de maison communale. Le village dispose seulement d’une maison de quartier. De ce fait, les habitants sont rattachés à la commune de Bruxelles-Ville. Pour accomplir des formalités administratives comme un changement d’adresse, il est nécessaire de se rendre à la commune, au centre ville. Voilà un des problèmes que rencontrent les habitants de la localité. Mais malheureusement ce n’est pas la seule difficulté qu’ils connaissent ici.

Eric, un pharmacien qui travaille dans le bourg explique « Les gens ne se sentent pas toujours en sécurité. Si votre voiture est mal garée, le PV arrive très vite. Mais par contre si vous êtes cambriolés, vous devez parfois patienter très longtemps avant de voir le moindre agent de police. Il n’y a pas assez d’effectifs, ils doivent venir de Laeken, d’Evere ou même du centre ville ». Un employé de la maison de quartier confirme : «  Il n’y a pas beaucoup de forces de l’ordre et donc peu de sécurité ».

C'est la ligne 64 qui désormais relie la porte de Namur à Haren

C’est la ligne 64 qui désormais relie la porte de Namur à Haren

Aucun employé communal non plus, ceux qui travaillent ici sont envoyés par la commune de Bruxelles-Ville. Par conséquent, l’entretien laisse parfois à désirer. Certains riverains se plaignent de ce manque mais tentent de se rassurer en expliquant que c’est un peu partout la même histoire.

Haren, ancien haut lieu de la culture du chicon

Haren, ancien haut lieu de la culture du chicon

Au niveau de la mobilité, Haren est desservi par deux gares SNCB (Haren et Haren-Zuid) et un seul bus de la STIB: la ligne 64 Porte de Namur-Machelen. Les avis sont partagés quant à la suffisance de transports en communs. Concernant les places de parking pour les automobilistes, elles ont été légèrement réduites pour favoriser l’usage des transports en communs mais restent tout de même suffisantes selon l’avis général. Le village est quand même embouteillé au moment des heures de pointe lorsque les habitants partent au travail au centre-ville.

Les deux principaux problèmes que rencontre la population ici se situent donc aux niveaux de la sécurité et de l’administration. Pourquoi cette localité est-elle laissée de côté ? La réponse systématique est le manque de moyens et d’effectifs. Faut-il une répétition d’événements graves pour que les choses changent ?

Solenne Gudin

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