À PÂQUES OU À LA TRINITE
Le billet de POL HEMICK qu’il présente régulièrement, donnant son avis de polémiste et de critique sur l’actualité de notre pays, toujours avec humour.
Billet d’humeur, billot d’humour !
Bientôt le départ des cloches et, à leur retour, les sombres nuages qui obscurcissaient notre horizon vont brusquement se dissiper, maints présents vont nous tomber du ciel… C’est du moins ce que croient les âmes innocentes mais, dans notre monde actuel, « Il n’y a plus d’enfants ! » et seuls les demeurés ou les plus naïfs souscrivent encore à ces fariboles d’antan.
Trop respectueux des traditions, je ne vous parle – Bien entendu ! – pas de la fête que certains mécréants ont supprimée du calendrier scolaire mais des prochaines élections du 25 mai… suite auxquelles – si l’on en croit les engagements de ceux qui sollicitent nos voix – un « Rédempteur » s’en viendra sauver le peuple belge qu’une politique « hérodée » avait condamné à porter sa croix.
Mouais ! Au vu des mirifiques promesses de nos politiciens, mon regard perçant n’étant point astigmate, je pressens que le seul stigmate que l’on pourra trouver dans la sempiternelle mainmise de la particratie sur notre pays sera… un poil. Pour paraphraser Gilbert Bécaud : « Qu’est-ce que t’as en main ? Rien ! Rien ! » Mais, me direz-vous, traiter nos « grands Hommes d’Etat » de « cloches » n’est-il pas quelque peu excessif !? C’est que, comme le disait Béranger (1780/1857, chansonnier dont les airs célébraient les gens du peuple), « Le pouvoir est une cloche qui empêche ceux qui la mettent en branle d’entendre un autre son. » Alors que, pour sauver les valeurs de notre civilisation, de notre système social, il faudrait sonner le tocsin, comme bruit de fond planant sur nos campagnes (électorales) ce n’est que le glas qui vient tuer tous nos espoirs. Certes ! On aurait pu espérer, les vieux crocodiles partis vers des cloaques plus poissonneux, que la relève change de tempo…Las ! La « noblesse de cloche* » se promet in petto de jouer le même air. Notez que cela tient du miracle : sortir un son de bourdons où l’on ne peut trouver aucun battant, bien que ceux-ci soient supportés dans leur clocher par des moutons qui – C’est bien connu ! – sont souvent bêtes à manger du foin, mériterait pour le moins (ainsi qu’il en a été fait pour la Vierge de Jalhay) que l’Université de Liège « sonde les chœurs et l’airain ». Ambiance pascale prévue, donc, après le 25 mai car notre épargne sera vidée comme un lapin, le contribuable sera tondu comme un œuf et nous serons tous chocolat avec, en perspective, une nouvelle « crise de foi » !
Mais avant cela, le prochain week-end, arrivera la « Fête de la Résurrection ». Je me dois donc de vous souhaiter de « Joyeuses Pâques ». « Joyeux Spaak », allai-je écrire. Ben, non ! Car il doit être loin de se réjouir et doit faire la toupie dans sa tombe, ce grand Homme d’Etat, quand il voit la chienlit dans laquelle ses successeurs ont plongé la Belgique. En effet – que l’on aimait ses idées ou pas – il nous faut admettre qu’il était un des derniers grands visionnaires dont a pu s’enorgueillir notre pays. Certes ! On pouvait lui reprocher son manque de scrupules mais quelle différence avec les minus qui l’ont remplacé, qui règlent les affaires de notre nation au jour le jour, sans aucune perspective à long terme… quand ce n’est pas leurs propres « Affaires » qu’ils étouffent avec l’aide des médias subventionnés et d’une justice parfois aux ordres. Il l’a d’ailleurs pressenti à la fin de sa vie. Rappelons-nous son fameux discours du 5 novembre 1971 : « Bruxellois, luttez, ne vous résignez pas. N’acquittez pas ceux qui ont voulu de mauvaises choses ou qui les ont permises. Ne votez pas pour les partis traditionnels. Je vous le dis, Bruxellois : ne votez pas pour ceux qui n’ont ni sang dans les veines, ni générosité dans le cœur, ni clarté dans l’esprit ! » (Paul-Henri Spaak)
Il est vrai que, à l’époque, il avait décidé de soutenir le FDF et que sa fille, restée fidèle contre vents et marées à son souvenir, n’a pu endiguer la vague qui a trahi la pensée paternelle. Car, au fil du temps, ce parti est devenu « traditionnel » comme les autres, avec tous leurs défauts !
Alors, pour qui voter ? Faut-il porter sa voix à l’extrême-gauche ou à la droite-extrême ? Il ne nous appartient pas de vous le dire car il existe des gens biens et des ordures dans tous les partis. Cependant, si votre cœur penche vers un « parti traditionnel », nous ne pouvons que vous conseiller de ne jamais voter en tête de listes (Occupées généralement par les plus féroces requins!) mais d’opter pour les voix de préférence, et ce, non pas en fonction des promesses, du nom, de la photo, de la notoriété ou des origines du (de la) candidat(e) mais en fonction du travail tangible réellement accompli sur le terrain. (Rien ne vous empêche de leur écrire afin d’en demander les preuves !)
Sinon, posez un geste citoyen : rendez-vous à votre bureau de vote avec votre matériel de Vogelpik, repérez sur le mur les listes électorales affichées et… lancez-y vos fléchettes en vous fiant au seul « Jugement de Dieu » !
Pol Hémickh
* Jadis, descendants des maires et échevins, dans les villes où ces charges anoblissaient. Aujourd’hui, les Michel, Wathelet, De Croo, Dardenne, Tobback, Moureaux, Uyttendaele, De Gucht, De Clerck, Eyskens, Mathot, Lutgen, Payfa… (voir liste complète sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_liens_familiaux_entre_politiciens_belges ) sans parler des sœurs des (ex)-« petits tamis », des amants, des maîtresses, de la famille et des « obligés » !

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