ARRACHAGE DE CHEVEUX, CREPAGE DE CHIGNON: BIENVENUE AU NOUVEL « EXECUTE…TIFS »

Le billet de POL HEMICK qu’il présente régulièrement, donnant son avis de polémiste et de critique sur l’actualité de notre pays, toujours avec humour.

 

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Le Figaro n’a soufflé mot de cette histoire, sans intérêt pour la « Raie publique », et la grande presse de notre pays, que nous soupçonnons être de mèche, s’est refusée à passer au peigne fin cette histoire ébouriffante : je parle de « l’élection » du nouvel Exécutif Musulman de Belgique ! Chaque tendance souhaitant y avoir « son p’tit mot à mett’ », elles se sont mises à se chercher des poux les unes aux autres.

C’est donc avec surprise (Enfin… Pas tellement, au vu de l’article de notre confrère Yéh’ezkel Ben Avraham – http://alyaexpress-news.com/2014/02/la-cinquieme-colonne-arabe-a-envahi-la-belgique-par-yehezkel-ben-avraham/ ) que nous avons appris l’immixtion de puissances étrangères dans les affaires intérieures belges, et ce, avec l’accord et l’aide de notre gouvernement. (Selon Mahi Iacoub, professeur de religion islamique habitué des plateau de télévision et, paraît-il, proche des islamistes radicaux, cette  élection aurait été « une mascarade en faveur de la mainmise des Etats étrangers. ») Ainsi, en interne, il paraîtrait  que deux personnes autres que les interlocuteurs officiels étaient clairement à la manœuvre – Coskun Beyazgül, fonctionnaire du ministère turc des Affaires religieuses (et ancien président de l’Exécutif, ayant dû démissionner suite à des inculpations pour faux et usage de faux) et Salah Echallaoui, président du Rassemblement des musulmans de Belgique, inféodé au Royaume chérifien –  et dialoguaient avec les autorités (Le Soir, 29-30/03/2014). Figurez-vous, de plus, que pour le renouvellement de cette organe – reconnu par l’Etat belge pour la gestion temporelle du culte, à savoir la reconnaissance des mosquées, la formation et la rétribution des imams, des professeurs de religion islamique ou des aumôniers – un système d’élection via les différentes mosquées a été mis en place, chacune se devant d’envoyer un délégué à l’assemblée qui était chargée d’élire le conseil et le président. L’ennui, c’est que leurs ouailles n’étaient point au courant et que l’invitation a été lancée le 15 janvier afin de désigner ces délégués endéans des quinze jours. Système très démocratique donc, d’autant que les votes avaient lieu à main levée et que les candidats étaient placés en trois groupes : le groupe « Marocain », le groupe « Turc » et le groupe « Autres »… comprenant une minorité de quelques chiites, tout juste deux femmes, aucun converti et aucun représentant de l’ADMB (« Alternative démocratique des musulmans de Belgique ») qui faisait pourtant partie des quatre membres du conseil sortant. Bien sûr, rien de prévu pour l’éventuel choix électoral des musulmans ne fréquentant pas la mosquée. Il en résulte que le « Prophète » n’est donc pas représenté en Belgique par une image fidèle mais seulement par une triste caricature (de démocratie)… ce qu’interdissent les Ayatollah iraniens et ce qui pourrait signifier une fatwa lancée sur la tête de notre bien-aimée Annemie Turtelboom !

musulmans2N’étant pas suicidaires et les bureaux de notre quotidien n’étant pas à l’abri des « fous d’Allah », nous ne prendront pas position dans les haines claniques, ancestrales et modernes, des mahométans… mais, en tant que Belges – théoriquement tous égaux devant la Loi – nous ne pouvons que nous étonner du « régime spécial » dont jouissent les musulmans de Belgique par rapport aux autres croyants ! En ce qui concerne les religions catholiques, protestantes et juives, jamais élections pour désigner les interlocuteurs du gouvernement n’ont été faites dans les églises, temples ou synagogues du pays. Et si (par extraordinaire) cela devait se produire, le Vatican, la Reine d’Angleterre, le Gouvernement israélien, etc., seraient-ils consultés ? Les séparerait-on d’un côté entre catholiques romains, catholiques traditionalistes, orthodoxes grecs, bulgares, russes… ; d’un autre côté entre anglicans, baptistes, pentecôtistes… ; d’un troisième entre sépharades, ashkénazes, yéménites, falashas… ? Sans compter qu’il faudrait y ajouter les laïques, de droite et de gauche, reconnus en Belgique comme parties d’un « culte » officiel ?

 

Mon argumentation est tirée par les cheveux et arrive comme l’un de ceux-ci dans la soupe ? Peut-être ! Mais le citoyen judéo-chrétien lambda aimerait jouir des mêmes avantages, dans son pays, que ses frères nouveaux arrivants de tous poils !

 

Pol Hémickh

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