L’EDITEUR VOUS PARLE: LA PARALYSIE DU RESEAU STIB

Tahiraj

Nous avons tous dans notre esprit aujourd’hui la figure d’Iliaz Tahiraj, ce père de famille, employé de la STIB, fauché net à 56 ans par le coup de poing d’un irresponsable par une fin de nuit de Pâques 2012. L’agresseur a été condamné. Il a bénéficié d’une légère peine avec sursis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Beaucoup d’entre nous sont légitimement déçus par ce jugement. Il n’y aura pas d’appel.

En front commun syndical, les organisations de travailleurs de la STIB ont décidé une nouvelle fois de paralyser presque totalement le réseau ce vendredi 14/02. Rappelons qu’à la mort d’Iliaz Tahiraj dans une émotion bien compréhensible, le réseau avait été paralysé 6 jours.

Aujourd’hui, alors que les stibiens manifestaient leur désapprobation devant le Palais de Justice, dans une affaire qui les a profondément meurtris, le réseau était presque totalement paralysé. Nous ne dénions pas aux employés de la STIB leur droit légitime de se montrer choqués face à cette décision de justice qu’ils jugent iniques mais nous nous interrogeons sur le rôle des organisations syndicales.

Alors que la famille d’Iliaz TAHIRAJ, d’une parfaite dignité, a rédigé une lettre ouverte « Je te pleure Belgique » dans laquelle bien sûr elle décrit sa légitime déception face à son pays d’adoption « qui les a accueillis dans son giron, leur a permis de s’instruire, les a éblouis par sa richesse et sa granderud ‘âme..mais qui aujourd’hui nous tourne le dos » , celle-ci n’invitait pas à manifester ce jour.

On se demande dès lors s ‘il n’y a pas, comme souvent, une récupération par les syndicats de la juste indignation des travailleurs.

On se demande aussi quelle est  légitimité de ces actions qui entraînent des perturbations toute la journée alors que cette manifestation avait lieu principalement le matin. Comble du cynisme: une grande parite du réseau était à l’arrêt mais les agents « ticket inspection » ont été plus actifs aujourd’hui que d’habitude. …multipliant les contrôels auprès d’usagers déboussolés et laissés sur le côté devant emprunter des rames bondées !

Alors que la population bruxelloise est laissée en plan, que la ville est grandement paralysée, malgré quelques chauffeurs de métro, trams et bus non grévistes, la question lancinante du service minimum se pose une nouvelle fois avec acuité à nos politiciens. A eux, dans l’enceinte du parlement bruxellois de procéder aux mesures législatives utiles

L’Editeur

Mig

Miguel D. DESNERCK

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