LA JEUNE FILLE FOLLE DE SON AME
LA JEUNE FILLE FOLLE DE SON ÂME de FERNAND CROMMELYNCK / MICHAEL DELAUNOY au Rideau de Bruxelles.
La période de l’entre-deux guerres a été f éconde pour le théâtre européen.
En Belgique et en France, Fernand Crommelynck fait partie de ces dramaturges à la fois bien et mal connus.
Homme de scène complet, appartenant à une f amille d’acteur, l’auteur
de Carine ou la jeune fille folle de son âme et du Cocu magnifique nous a laissé une œuvre étonnante mêlée d’aspects moliéresque, shakespearien, farcesque et onirique, coulés dans une langue qui n’appartient qu’à lui.
Crommelynck met son sens du théâtre au service de contes cruels qui parlent de désir, de sensualité, de corps en tension et de communauté villageoise bienpensante. Le tout, hanté par un carnav al de masques tout droit sortis d’un tableau d’Ensor. Bref, une f ête des mots, des corps, du désir.
« As-tu rêvé parfois de parcourir follement, nue, nue comme une oriflamme, une ville en foule et en fête ? – Fulgurance ! Tous les regards soudain arrachés aux orbites – « trop tard, trop tard » –
Et ce désir innombrable des yeux déployés derrière toi comme l’immense roue d’un paon. »

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